Guide touristique d’un village singulier du Bessin – Crépon


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Situé sur la frange orientale du Bessin (Pays de Bayeux), Crépon est un village rural du Calvados (212 habitants en 2017) dont les limites ont varié au fil du temps. Groupé autour de l’église paroissiale et du cimetière, Crépon compte vingt-deux monuments remarquables et lieux dignes d’intérêt. Ce guide touristique illustré présente une brève notice pour chacun d’eux et leur attribue un numéro qui est reporté sur un plan figurant au milieu du document. Le visiteur peut ainsi organiser à sa guise un itinéraire de promenade.

1 - Église Saint-Médard et Saint-Gildard et cimetière communal

Figure 1 – Vue de l’église au XIXè siècle (collection particulière)

A la fin du XIᵉ siècle, Guillaume Fitz Osbern, compagnon de Guillaume le Conquérant, céda le patronage de l’église de Crépon à l’abbaye de Cormeilles (Eure) qu’il avait fondée. L’église conserve des éléments architecturaux d’époque médiévale : tour-clocher (XIIe, XIVe XVe siècles), chœur (XIIᵉ, XIVᵉ siècles), façade ouest et chapelles latérales (XIIIᵉ siècle). La nef du XIIᵉ siècle a été remaniée au XIXᵉ siècle. Un décor exceptionnel est conservé : dans la chapelle nord, un retable de pierre du XVIIᵉ siècle (statues des saints Médard et Gildard) ; dans l’avant-chœur et le chœur, un lambris de chêne sculpté, des stalles, un autel-double et un lutrin du XVIIIᵉ siècle (ensemble attribué à Jacques Moussard, architecte, et à Jean-Louis Mangin, sculpteur). Une toile monumentale, l’Elévation de la Croix copie anonyme du XVIIIᵉ siècle d’un tableau de Charles Le Brun, couvre la plus grande partie du chevet (panneaux descriptifs dans les bas-côtés de la nef). La sépulture des parents et de la sœur de l’illustre archéologue, Arcisse de Caumont (1801-1873), est signalée par un panneau fixé sur le muret du cimetière côté sud.

2 - Ancien presbytère

(chemin du Malatour)

Le somptueux presbytère édifié au milieu du XVIIIᵉ siècle d’après un devis établi par l’architecte bayeusain, Jacques Moussard (1674-1750), fut probablement financé grâce aux revenus substantiels du curé qui percevait la moitié du produit de la dîme.

Figure 2 – Portail de l’ancien presbytère

Le mur de clôture se creuse élégamment de part et d’autre d’un portail monumental encadré par deux piliers arrondis délicatement moulurés et reliés par un arc aujourd’hui disparu. Ce portail donne accès à la basse-cour, bordée à l’origine par des communs, qui précède la cour d’honneur sur laquelle donne la façade principale du logis élevé sur deux niveaux percés chacun de sept hautes ouvertures. Traité comme un hôtel particulier, ce bâtiment présente sous un vaste fronton un peu aplati un avant-corps central, qui abrite le vestibule et l’escalier principal, et comporte à l’arrière deux courtes ailes en retour.

Figure 3 – Corps de logis de l’ancien presbytère

3 - Manoir de la Baronnie

(Route de Ver-sur-Mer)

Le portail à claire-voie laisse apercevoir le logis qui a été profondément remanié au fil du temps notamment, au XVIIᵉ siècle, la tour d’escalier en vis située à l’arrière du bâtiment et, au XIXᵉ siècle, la façade principale. Subsistent néanmoins un mur de refend du XIIᵉ siècle et un escalier à volées droites du début du XVIIIᵉ siècle.

Figure 4 – Façade sud du manoir de la Baronnie

4 - Ferme de la Baronnie et grange à dîmes

(rue du bout-Bayeux)

Le domaine de la Baronnie relevait de l’abbaye Saint-Pierre-de-Cormeilles (Eure) depuis le XIᵉ siècle. Les bâtiments de la ferme se distribuent autour de deux vastes cours fermées par de hauts murs. Le logis (XVIᵉ-XVIIᵉ siècles) est imposant et comporte en saillie une tour d’escalier quadrangulaire comme plusieurs manoirs de Crépon. On relève également la présence de meurtrières (arquebusières) sur la tour d’escalier et le mur de la propriété.

Figure 5 – Façade est du logis de la ferme de la Baronnie

En bordure de la plaine, s’élève la grange à dîmes, bâtiment rectangulaire aux proportions exceptionnelles, dont les quatre murs sont flanqués extérieurement de puissants contreforts. Côté cour, son vaisseau unique est percé de deux portes charretières, l’une dans le pignon nord et l’autre dans le mur gouttereau, qui présente lui-même plusieurs ouvertures en plein cintre protégées par un auvent.

Figure 6 – Grange à dîmes du côté des champs

5 - Maison de Blais

(rue de l église)

A travers les grilles, on découvre un corps de logis construit probablement dans le courant du XVIIᵉ et aménagé au XVIIIᵉ siècle pour la famille Le Blais qui acquit la seigneurie de Crépon en 1688. Des modifications furent apportées au XIXᵉ siècle : remaniement du logis, démolition d’un colombier, comblement de douves.

Figure 7 – Maison de Blais vue du clocher

6 - Ferme dite du Château

(rue de l’église)

La ferme, voisine de la Maison de Blais dont elle dépendait, a conservé autour d’une cour rectangulaire les bâtiments essentiels d’une belle exploitation agricole traditionnelle : vaste grange et pressoir datés du XVIIᵉ siècle, logis et charreterie du XVIIIᵉ siècle, étable et fournil probablement postérieurs.

7 - Café « l’imprévu« 

(rue de l’église)

Le « Café-Epicerie-Tabac-Téléphone H. Hermier » donnant rue de l’église a servi de décor au tournage de deux scènes du film « La Horse », réalisé en 1969 par Pierre Granier-Deferre et interprété notamment par Jean Gabin, Félix Marten, Julien Guiomar. Depuis lors, le bar-tabac « L’imprévu » lui a succédé.

Figure 8 – Julien Guiomar devant le café Hermier in « La Horse »

8 - Mémorial des Green Howards

(route d’Arromanches)

Le mémorial érigé en hommage aux soldats des Green Howards a été inauguré le 26 octobre 1996 par le roi de Norvège, Harald V, colonel in chief de ce régiment britannique, qui s’est brillamment illustré après son débarquement, le 6 juin 1944, à Gold Beach (Normandie).

Figure 9 – Statue d’un soldat britannique

Le sculpteur, James Butler, a représenté de manière réaliste un soldat britannique, tête nue et l’air désabusé, qui se repose assis sur des ruines et tenant son fusil à la main. La statue plus grande que nature est réalisée en bronze. En face du monument, trois panneaux relatent les combats menés par les troupes britanniques les 6 et 7 juin 1944, notamment les faits d’armes accomplis par le Company sergeant major Stanley Hollis.

9 - Fabrique de parapluies H2O

(route de Creully)

Une des rares fabriques artisanales de parapluies subsistant en France, créée en 1995, est installée à Crépon depuis 2015 : visite libre de l’atelier-boutique / vente directe aux particuliers / visite de groupes sur rendez-vous. A proximité, la Provence, petit fleuve côtier qui prend sa source à Crépon, traverse la route de Creully en souterrain et coule en direction de Ver-sur-Mer où il se jette dans la Manche.

10 - Manoir de Verdin, Verdun ou Verdon

(route de Creully)

Le logis a été construit au XVIIᵉ siècle et remanié au XVIIIᵉ siècle. Donnant sur la route de Creully, un exceptionnel jardin sec (Karesansui) d’inspiration japonaise, créé par les propriétaires du manoir de Verdin, s’offre à la méditation du promeneur.

Figure 10 – Jardin japonais du manoir de Verdin

11 - La Grande Ferme

La ferme-manoir a appartenu à la famille Novince d’Aubigny entre 1577 et 1688. Le logis seigneurial a été édifié au début du XVIIᵉ siècle probablement pour Adrien de Novince, baron de Crépon et seigneur d’Aubigny, décédé en 1611, ou pour Louis de Novince, son fils, décédé en 1641. Côté cour, le logis présente une ordonnance symétrique ; il est flanqué à gauche d’un pavillon carré et aurait dû recevoir sur la droite une construction identique (pierres d’attente en place). Le corps central est divisé par quatre bandeaux horizontaux qui soulignent les appuis et les linteaux des fenêtres à meneaux.

Figure 11 – Façade sur cour de la Grande Ferme

Les lucarnes géminées sont surmontées de frontons triangulaires, de même que les autres ouvertures de la travée centrale encadrées d’assises en harpe. Sous le fronton de la porte d’entrée, deux petites fenêtres ont été percées. Côté jardin, la façade traitée plus sobrement est complétée aux angles par des bretèches relativement volumineuses.

12 - Mémorial des aviateurs belges

(route de Creully)

En face du manoir de La Rançonnière, le mémorial érigé en hommage aux pilotes et aux personnels de soutien belges incorporés dans la Royal Air Force (R.A.F.) pendant la dernière guerre a été inauguré le 23 mai 2019. Placé au centre d’un « tour à piler », auge en pierre destinée au broyage des pommes à cidre, ce monument réaliste représente trois avions de chasse britanniques de la dernière guerre en plein vol. A proximité du monument, deux panneaux présentent, d’une part l’action des pilotes belges au sein des forces aériennes britanniques de 1940 à 1945, d’autre part le dépôt de vivres n°2 installé par le Royal Army Service Corps, en juin 1944, dans la ferme de La Rançonnière.

Figure 12 – Mémorial des aviateurs belges
Plan de Crépon

13 - Ferme-manoir de la Rançonnière

(route de Creully)

Dénommé manoir de Biéville, ce fief a appartenu entre le XVᵉ et le XVIIᵉ siècle à la famille du Chastel puis à partir de 1710 aux Costard, seigneurs de La Rançonnière (près de Honfleur), qui lui ont donné leur nom. Au rez-de-chaussée de la tour du XVIe siècle située à l’arrière du corps de logis et occupée précédemment par un escalier en vis, subsistent des peintures murales monumentales du XVIIᵉ siècle représentant une chasse à courre avec saint Hubert agenouillé, les armoiries des Chastel, et des éléments d’ornementation : rinceaux, vigne, fleurs, canards, décor de pointes de diamant.

Figure 13 – Portail du manoir de La Rançonnière

Le portail monumental, constitué d’une porte charretière flanquée à droite d’une porte piétonne et à gauche d’une porte factice bien appareillée symétrique de la précédente, présente des éléments de défense ostentatoires sans doute peu efficaces en cas d’assaut : la partie centrale couronnée d’un parapet crénelé décoratif est encadrée de bretèches couvertes de dômes de pierre sous lesquels de modestes meurtrières ont été percées.

Figure 14 – Façade sur cour du logis de la Rançonnière

Daté de la fin du XVIIᵉ siècle, le corps de logis d’une grande sobriété est flanqué de deux pavillons rectangulaires légèrement en saillie. La porte d’entrée est surmontée d’un fronton cintré portant un blason dépourvu d’armoiries. Parmi les communs disposés sur les trois autres côtés d’une cour fermée, on remarque en bordure de la route un bâtiment de dimensions imposantes qui abritait un pressoir à pommes dit « à longue étreinte » dans lequel une énorme poutre servait à l’extraction du jus des fruits.

14 - Manoir de Lérondel ou Lhérondel

(route de Villiers-le-Sec)

Le manoir appartenait à la famille Hüe de Lérondel qui résidait à Crépon entre le milieu du XVIIᵉ siècle et la première moitié du XIXᵉ siècle. Le corps de logis date du XVIIᵉ siècle. Sur la rue, un superbe corps d’entrée d’influence italienne (XVIIᵉ siècle) est divisé en trois travées : au centre une porte charretière et à droite une porte piétonne, l’une et l’autre murées. Sur la gauche une bretèche (ou tourelle) percée d’un oculus repose sur le sol. La clef et les impostes des piédroits de la porte charretière sont vermiculées. Les bases de ces mêmes piédroits sont protégées par des chasse-roues en forme de boulets superposés.

Figure 15 – Corps d’entrée du manoir de Lérondel

Le corps d’entrée couvert à l’origine d’une toiture à deux pans s’inscrit dans un grand rectangle dont la base est en partie enterrée. Le tiers supérieur divisé par trois bandeaux horizontaux apparaît disproportionné par rapport à l’ensemble du bâtiment, en raison de sa hauteur et de l’absence de lignes verticales et d’éléments décoratifs en amortissement.

15 - Manoir du Clos de Mondeville

(route de Villers-le-Sec)

Un portail édifié en 1770 donne accès à une cour bordée par deux bâtiments en équerre. L’un, daté du XVIᵉ siècle, a eu son ordonnance profondément remanié au XXᵉ siècle, par la modification des ouvertures (création de meneaux) et l’adjonction de trois lucarnes.

Le second bâti au XVIIᵉ siècle a été modifié au XVIIIᵉ siècle (lucarne centrale). Sur la façade du corps de logis du XVIᵉ siècle, une élégante tour hexagonale se projette en saillie d’environ un tiers de son volume. Cette tour abrite un escalier en vis qui s’achève au niveau du comble. Sous la toiture du logis, la tour présente des pans coupés et sa partie haute passe au plan carré grâce à des consoles en surplomb placées à angle droit.

Figure 16 – Façade est du manoir du Clos de Mondeville

Au-dessus de l’égout du toit du logis, s’élève une tourelle d’escalier en encorbellement sur un cul-de-lampe figurant un personnage ailé qui soutient un écriteau où se lit la date de 1560 et les initiales M. H. Coiffée en poivrière, la tourelle dessert de petites pièces superposées logées en haut de la tour dont la couverture en bâtière s’orne de fleurons. L’élévation de la tour et son élégante décoration lui confèrent l’allure d’un petit donjon médiéval qui atteste de la noblesse de son propriétaire.

16 - Ferme de la Fontaine

( rue des Fontaines)

Située près d’une mare, cette ferme appartenait probablement dès le XVIIᵉ siècle à un membre de la famille Hüe, désigné comme « seigneur de la Fontaine ». L’élégant corps de logis, la vaste grange et le pressoir, qui porte l’inscription « I. 1759 L.M. », ont été édifiés au XVIIIe siècle.

17 - Ferme du Colombier

(rue de Congy)

La ferme, qui dépendait du manoir de Mathan, a appartenu à Arcisse de Caumont du fait de sa mère née Hüe de Mathan, puis à ses héritiers. Elle possède un colombier de forme cylindrique construit en 1663 qui, conformément au type répandu dans la région, ne comporte pas de couverture mais est couronné de pierres en tas de charge dont la disposition protège des intempéries les boulins disposés le long de la paroi intérieure.

A proximité de la ferme, un terrain d’aviation (Advanced landing ground B2 Crépon/Bazenville) destiné aux avions de chasse de la R.A.F. a été achevé le 11 juin 1944 et est demeuré en service jusqu’au 28 août 1944 après l’issue de la bataille de Normandie. Voir le panneau posé sur le chemin piétonnier/cyclable Crépon-Bazenville.

Figure 17 – Ferme du Colombier

18 - Manoir de Mathan

(route de Bayeux)

Le fief a appartenu à la famille Hüe de Mathan pendant deux siècles (XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles), puis par mariage aux Marguerit de Clouay de Rochefort et à leurs descendants jusqu’à la fin du siècle dernier. Le logis du XVIIᵉ siècle, dont l’avant-corps étroit et peu profond est couronné d’un fronton ramassé, a été agrandi au siècle suivant.

Figure 18 – Portail du manoir de Mathan

Le porche monumental baroque (XVIIᵉ siècle) n’a conservé que la travée de droite percée d’une porte piétonne en plein cintre ainsi que les piédroits du portail central dont la partie supérieure, arc ou linteau, a disparu. L’arc et le parement subsistants sont à bossages.

Au-dessus de l’arc de la porte piétonne, est plaqué un fronton de dimensions réduites dont la pointe supporte un tableau percé d’une niche abritant une croix de pierre. Isolé à l’arrière du logis et des bâtiments agricoles, un four à pain (le « fournil ») s’ouvre par une porte rectangulaire encadrée de deux colonnettes d’un travail soigné.

Figure 19 – Fournil du manoir de Mathan

19 - Calvaire

(intersection de la route de Bayeux et de la rue du Calvaire)

Figure 20 – Calvaire

En 1992, un calvaire de granite composé d’un haut fût cylindrique et d’une courte traverse a remplacé le calvaire érigé en 1947 en exécution d’un vœu auquel les habitants avaient souscrit en 1944. Le nouveau calvaire du XVIe siècle provient de la région de Vire. Le Christ en fonte de l’ancien calvaire a été déposé dans le bas-côté sud de l’église paroissiale.

20 - « Château de Crépon » et ferme du Pavillon

(route de Bayeux)

Au lieu-dit « Le Pavillon » se situait un élégant manoir à fronton du XVIIIᵉ siècle, dit le « Château de Crépon », que les troupes allemandes incendièrent le 6 juin 1944.

A proximité de la ferme du Pavillon, des éléments appartenant à plusieurs unités britanniques neutralisèrent, le 7 juin, la batterie d’artillerie allemande « Wn 36a ». Cette position défensive ennemie avait échappé aux reconnaissances aériennes des Alliés, circonstance qui préserva le village de Crépon des bombardements préalables au débarquement et d’une probable destruction partielle ou totale de celui-ci.

21 - Statue de « Notre-Dame des Champs »

(route de Bayeux)

Une statue en fonte peinte en blanc (hauteur : 1,25 m.), posée sur un pilier surmonté d’un chapiteau monolithe (hauteur : 1,78 m.), représente une Vierge à l’Enfant tenant des épis de blé et une grappe de raisin. Une plaque porte l’inscription, « Posuerunt me custodem / 20 septembre 1891 / N D des Champs protégez nous ». La devise signifie « Ils m’ont désignée comme protectrice » (Cantique des Cantiques, chap.1, vers.6). Il s’agit d’une copie de taille réduite de la statue en pied de Notre-Dame des Champs (1888) sculptée par Joseph Lefèvre pour la chapelle axiale de la cathédrale de Sées (Orne) dont l’original fut reproduit à des centaines d’exemplaires.

22 - « Manoir de Crépon »

(rue du Calvaire)

Maison de maître fin XVIIᵉ siècle ou début du XVIIIᵉ siècle, dont le corps principal est divisé par des bandeaux horizontaux et verticaux, et qui comporte deux niveaux percés chacun de cinq grandes ouvertures, ainsi que deux lucarnes de part et d’autre de la travée centrale en avant-corps surmontée d’un fronton. La travée centrale abrite un vestibule qui ouvre sur les deux façades de la maison et donne accès à un escalier à volées droites.

Figure 21 – « Manoir » de Crépon

Le corps principal recouvert d’un enduit au sang de bœuf, à l’exception de l’avant-corps en pierres de taille et des chaînes d’angle, est flanqué de deux petits pavillons en retrait qui présentent chacun deux ouvertures superposées : une porte-fenêtre, à piédroits à bossages, surmontée d’un fronton et un œil-de-bœuf qui éclaire un demi-étage supportant une toiture en croupe. De beaux communs du début du XIXᵉ siècle complètent cet ensemble.

Les promeneurs sont invités à admirer l’architecture des manoirs, fermes et maisons cités dans ce guide et devant lesquels ils passent, en respectant scrupuleusement la tranquillité des propriétaires qui ont la courtoisie de laisser les portails ouverts.

Conception et textes : Dominique Gillier

Crédits photographiques :

    • Malou Barbier : figures n° 2, 4, 5, 7, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 18, 19, 20
    • Dominique Gillier : figures n° 3, 6, 17
    • Minou Lesage : figures n° 10, 21
    • Collection particulière : figure n° 1
    • Production du film « La Horse » : figure n° 8

Plan de Crépon et mise en forme définitive du guide : Monique Gaillard

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